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LE TÊTE-À-TÊTE BLOSSOM #1: DEEDEE

8 QUESTIONS FÉMINITÉ, RÉALITÉ & MATERNITÉ
À DELPHINE DESNEIGES, ALIAS DEEDEE, JEUNE MAMAN ET
INFLUENCEUSE LIFESTYLE IRRÉSISTIBLE DE SINCÉRITÉ.

1

Lola Pacchioni : COMMENT VIT-ON SA  FÉMINITÉ EN TANT QUE JEUNE MÈRE ? QU’EST-CE QUE CELA A CHANGÉ DANS TA PERCEPTION DE SOI ?

Delphine Desneiges : Être femme et être mère, c’est la même chose et en même temps totalement différent, et c’est ça qui est absolument fou. Ça redéfinit la femme complètement.
Au niveau de son corps on se découvre des ressources insoupçonnées. Et au cours de ma vie j’ai vécu des choses un peu difficiles, j’ai eu un cancer quand j’avais 17 ans donc je savais déjà que mon corps était assez dingue d’une manière générale mais la matérnité ça t’offre aussi une manière de vivre encore les choses différemment et c’est assez dingue de voir à quel point notre corps est capable de faire des choses incroyables.
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DD : J’aime les beaux vêtements, j’aime les belles matières mais depuis quelques années, j’essaye d’acheter moins et des plus jolies pièces qui ont une vraie histoire.
J’ai une vision de la mode assez responsable parce que je pense qu’on a tous une part à jouer dans la transition écologique.
En étant enceinte, j’ai essayé de ne pas acheter des vêtements de grossesse. Je trouvais ça un peu dommage d’utiliser des vêtements pendant quelques semaines ou quelques mois et qu’on les passe, les jette ou les vende après.
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DD : J’ai vraiment envie que ce soit un petit garçon qui soit dans la simplicité, la bienveillance.
C’est hyper flippant parce qu’on se sent investie d’une mission pour leur transmettre le meilleur...
J’aimerais bien que ce soit un petit garçon féministe, ouvert à l’égalité entre les hommes et les femmes et qu’il puisse oeuvrer à son propre niveau pour une meilleure représentation de toutes les femmes dans la société.
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4

LP : QUEL IMPACT EST-CE QUE CELA PEUT AVOIR SUR TA CRÉATIVITÉ ?

DD : C’est assez marrant parce que j’ai longtemps attendu avant d’être maman, j’ai pas voulu ouvrir ce nouveau pan de ma vie par rapport à mon travail parce que je ne voulais pas prendre un tournant en terme de créativité, en terme de contenu, qui soit un virage trop serré, que ce soit pour moi ou pour les gens qui me suivent.
Et puis maintenant je m’autorise un peu plus à le mettre en avant parce que c’est juste une super grande joie au quotidien et que j’ai à coeur de la partager.
Quand on a un enfant c’est bouleversant c’est hyper chouette, c’est parfois difficile, il y a beaucoup de tenants et aboutissants autour de la maternité et ça impacte forcément ta creativité à un moment ou à un autre.
Au final, ça te pousse à être plus efficace, peut-être plus créative dans le sens où t’as un nouveau sujet que tu nourris différemment.

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DD : Oui bien sûr.
Et évidemment le pendant maternité c’est un sujet qui est très clivant, qui peut générer beaucoup de frustrations voire de douleur. Par exemple, je ne donne pas le prénom de mon fils, et je l’expose le moins possible sur les réseaux sociaux, c’est un choix complètement personnel.
J’essaye toujours de me dire que je veux que ce compte soit dans la proximité et dans la sincérité et à partir de là je fais des choix spontanés, qui me ressemblent.
Il y a une certaine forme de voyeurisme sur les réseaux. Et en même temps mon parcours de PMA, je sais qu’il y a beaucoup de femmes qui se confient et qui aimeraient que je leur en dise plus aussi. Au final, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de prendre la parole sur internet.
Je pense vraiment que l’essentiel c’est que tu t’y retrouves et que tu ne donnes pas plus que ce que tu aies envie de montrer juste dans un but de visibilité ou d’engagement et que tu puisses quand même partager tes petites joies du quotidien et les petites choses qui t’ont faite avancer.
C’est un équilibre à trouver.

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DD : La pivoine.
Je la trouve absolument magnifique et ce que j’aime beaucoup c’est que souvent tu l’achètes en bouton, et qu’elle s’épanouit pendant quelques jours et elle éclot, toutes ses colerettes, je trouve ça juste sublime...
Je suis en manque de nature, je crois que ça s’entend.
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DD : J’aimerais diner avec Simone de Beauvoir, et je serais tellement impressionnée que ça me couperait l’appétit. Je la regarderais avec des yeux complètement illuminés je pense qu’elle aurait peur, je prendrais une petite coupette pour me détendre un peu.
Georges Sand aussi c’est une figure qui me parle, c’est une femme qui a été pionniere sur beaucoup de sujets, au delà de son talent d’écrivain.
Et enfin ça me plairait de prendre une femme au hasard, ça serait sympa et puis ça nous manque un peu aujourd’hui, les rencontres. Alors ça peut être une mauvaise rencontre - peut-être qu’on n’aurait rien à se dire et que l’échange ne serait pas tout à fait vertueux ni fructueux.
Mais finalement est-ce que tu fais un échange dans le but d’avoir vraiment quelque chose, ou est-ce que ce n’est pas juste le plaisir de l’échange ?
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DD : J’adore Bernadette de Gasquet, une figure de proue de la maternité.
Elle a contribué à une vision plus moderne de celle-ci, de l’accouchement et du rôle fondamental du perriné.
Elle a eu 3 ou 4 enfants, en accouchant dans les années 70, ce qui n’avait rien à voir avec maintenant. Les papas s’en foutaient, parce qu’ils estimaient que ça ne les concernait pas. Ils venaient voir l’enfant vite fait puis les femmes restaient 15 jours à l’hôpital. Et donc Bernadette de Gasquet a passé son diplôme de médecin -alors qu’elle avait ses enfants à la maison- et elle a oeuvré pour une maternité décomplexée, pleine et entière, plus douce, plus respectueuse du corps de la femme.
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