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LE TÊTE-À-TÊTE BLOSSOM #2: HANNAH ROMAO

8 QUESTIONS FÉMINITÉ, RÉALITÉ & MATERNITÉ
À HANNAH ROMAO, INFLUENCEUSE LIFESTYLE ET ENTREPRENEURE ACCOMPLIE,
JEUNE MAMAN SOLAIRE DE RAPHAËL, 2 MOIS.

1

Lola Pacchioni : TU AS EU UN ENFANT IL Y A PEU, COMMENT EST-CE QUE TU VIS TA NOUVELLE FÉMINITÉ ?
EST-CE QUE C’EST UNE NOUVELLE FÉMINITÉ D’AILLEURS ?
Hannah Romao: Ah oui complètement. C’est une nouvelle façon de vivre, je pense qu’il y a la femme d’avant et la femme d’après qui est une femme beaucoup plus mature. Je pense aussi qu’on prend beaucoup plus confiance en soi dans la question d’être femme mais en même temps il y a aussi une perte de confiance dans la question de la féminité sensuelle. Et c’est pour ça qu’il est très important de ne pas perdre, oublier sa place de femme une fois qu’on accouche. Il faut avoir des petits moments avec son conjoint, c’est important aussi de ne pas focaliser 100% sur son enfant mais aussi de penser à soi.
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HR : Finalement, la grossesse c’était différent. Je pense qu’il y a eu la phase après la grossesse et la phase pendant la grossesse. Et la féminité pendant la grossesse, j’ai adoré. J’ai adoré avoir un ventre, je me suis sentie vraiment bien, je me suis sentie assez sensuelle quand même. Je sais que c’est pas le cas de toutes les femmes mais c’est important de se sentir bien quand on est enceinte.
LP: C’est beau, en fait c’est une autre facette de la féminité
HR : Ouais, c’est ça. Et moi je pensais pas du tout, avant d’être enceinte je me disais “ohlala je vais avoir un gros ventre, je vais me sentir comme une vache.” Mais en fait non j’ai vraiment apprécié ce moment là, c’était un moment vraiment unique, j’ai porté la vie de mon petit Raphaël donc je suis très contente.
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HR : Aujourd’hui j’ai deux boulots: je suis créatrice de contenu sur mon instagram mais il y a 1 an j’ai aussi lancé une application. C’est une start-up qui met en relation les influenceurs avec les marques et ça c’était vachement compliqué parce qu’en tant qu’influenceuse on peut travailler de chez soi mais en tant qu’associé j’ai d’autres personnes à gérer donc ça c’était assez compliqué.
Je travaillais, la veille de mon accouchement j’étais encore en train de répondre à des mails, et même le jour-même j’étais encore dans la maternité en train d’échanger des mails. Bon là j’essaie de déléguer vraiment au maximum mais c’est vrai qu’on a pas de congé maternité donc c’est très difficile.
Surtout je pense que le plus dur c’était pas la maternité, c’est surtout l’après. L’après quand on arrive à la maison et qu’on doit changer notre style de vie complètement, et j’ai encore du mal à adapter mes journées parce que c’est vrai qu’aujourd’hui je pense 100% à mon fils et j’essaie de plus en plus de me remettre au boulot et je sais que de plus en plus je vais commencer à retrouver un équilibre dans ma routine.
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HR : Oui, parce que je trouve qu’aujourd’hui ma créativité est plus tournée sur le focus famille / maman. Aujourd’hui c’est un point que j’ai vraiment envie de mettre en avant parce que je trouve que c’est tellement passionnant, il y a tellement de choses à dire et surtout que je me suis rendue compte que ma communauté est vachement engagée autour de la maternité. Aujourd’hui j’échange tous les jours avec des personnes qui me donnent leurs expériences, et c’est vachement chouette donc j’ai beaucoup aimé tourner ma création de contenu vers le côté maternité qui est passionnant. Et il y a plein plein de choses à dire, à voir, à faire, comme les photos, et en fait on a vraiment envie de faire des photos avec notre famille.
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LP: TU ES BRÉSILIENNE, EST-CE QUE TU TROUVES QU’IL Y A UNE DIFFÉRENCE ENTRE LA FAÇON DONT LES FEMMES VIVENT LA MATERNITÉ EN FRANCE ET AU BRÉSIL ?
DD : C’est assez marrant parce que j’ai longtemps attendu avant d’être maman, j’ai pas voulu ouvrir ce nouveau pan de ma vie par rapport à mon travail parce que je ne voulais pas prendre un tournant en terme de créativité, en terme de contenu, qui soit un virage trop serré, que ce soit pour moi ou pour les gens qui me suivent.
Et puis maintenant je m’autorise un peu plus à le mettre en avant parce que c’est juste une super grande joie au quotidien et que j’ai à coeur de la partager.
Quand on a un enfant c’est bouleversant c’est hyper chouette, c’est parfois difficile, il y a beaucoup de tenants et aboutissants autour de la maternité et ça impacte forcément ta creativité à un moment ou à un autre.
Au final, ça te pousse à être plus efficace, peut-être plus créative dans le sens où t’as un nouveau sujet que tu nourris différemment.
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HR : Ma mère. Ma mère complètement, je suis très très proche de ma mère comme tu vois... - Sa mère est dans la pièce d’à côté, souriante, Raphaël dans les bras - elle vient tous les jours, elle m’aide beaucoup et pour moi ça a toujours été une grande source d’inspiration. Je suis très très proche de ma mère, c’est ma meilleure amie et c’est ça aussi que j’ai envie de transmettre à mon enfant. Je veux que mon enfant soit mon meilleur ami. Je veux bien sûr qu’on ait le rôle de parent mais je veux aussi qu’on puisse échanger et parler de tout et n’importe quoi.
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HR : J’ai vraiment envie de lui transmettre des bonnes valeurs, une bonne éducation.
LP: Le fait que ce soit un petit garçon il y a des trucs différents que t’as envie de lui transmettre ?
HR: Alors en fait, une fois j’ai parlé avec une ancienne voisine du Brésil, et elle m’a dit une chose que j’ai jamais oublié. Elle a dit: “Aujourd’hui, le mari c’est ton compagnon pour la vie, mais un enfant c’est important de l’élever pour la vie”. Donc même si c’est difficile j’ai pas envie d’être la mère poule qui a envie de garder mon enfant mais j’ai surtout envie qu’il apprenne des valeurs et qu’il puisse prendre son indépendance plus tard. Mais bon ça dans la vraie vie c’est plus difficile. Avec ma mère on a une relation très très fusionnelle et j’ai envie aussi d’avoir une relation très fusionnelle avec mon fils mais je trouve que c’est très important aussi qu’il puisse apprendre à prendre son indépendance.
C’est facile à dire mais le faire.. c’est autre chose. Mais c’est vrai que cette chose là quand elle me la dit ça m’a bien trotté dans la tête tu sais ouais en fait elle a raison, la meilleure façon d’élever son fils c’est de l’élever pour la vie et pas l’élever pour soi.
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HR: L’orchidée. J’adore les orchidées parce qu’elles durent longtemps. J’ai pas du tout la main verte.
Mélo: Chez moi ça dure pas longtemps.
LP: moi non plus
HR: Moi non plus mais ça dure plus longtemps que les roses. Ou sinon pour la beauté j’aime bien les hortensias.
Là c’est deux bouquets. C’est des fleurs éternelles et celui là je me suis inspirée de mon bouquet de mariage, c’est pas des fleurs sèches, c’est des fleurs qui ont été stabilisées en fait. Du coup pas besoin de lumière, pas besoin d’eau, du coup ça garde des années.
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DD : J’adore Bernadette de Gasquet, une figure de proue de la maternité.
Elle a contribué à une vision plus moderne de celle-ci, de l’accouchement et du rôle fondamental du perriné.
Elle a eu 3 ou 4 enfants, en accouchant dans les années 70, ce qui n’avait rien à voir avec maintenant. Les papas s’en foutaient, parce qu’ils estimaient que ça ne les concernait pas. Ils venaient voir l’enfant vite fait puis les femmes restaient 15 jours à l’hôpital. Et donc Bernadette de Gasquet a passé son diplôme de médecin -alors qu’elle avait ses enfants à la maison- et elle a oeuvré pour une maternité décomplexée, pleine et entière, plus douce, plus respectueuse du corps de la femme.
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